Intégrer les réseaux sociaux à votre site e-commerce

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S’il est important d’être présent là où les internautes se connectent chaque jour et de s’adapter à leurs habitudes de navigation, il est également primordial de penser à intégrer les réseaux sociaux à votre site de e-commerce : il s’agit de «socialiser» son site marchand.

Intégrer les réseaux sociaux à votre site : quels objectifs?

Une fois que l’internaute a atterri sur votre site (par miracle ou grâce à une fine stratégie d’acquisition), on pourrait se demander pourquoi lui rappeler qu’il existe des sites sur lesquels ils passent 10 fois de temps comme Facebook et Twitter?

Intégrer les réseaux sociaux à votre site de e-commerce permet de donner de la visibilité à vos produits auprès d’une audience ciblée (les amis de mes amis ont les mêmes goûts que mes amis) et de profiter du pouvoir de recommandation. En effet, les internautes accordent bien plus de crédits aux produits signalés par leurs amis plutôt que noter par des inconnus ou suggérés par une marque. Il est donc indispensable de profiter de cet effet de recommandation.

Il peut également être envisageable de recréer l’univers d’un réseau social sur votre site web : une chaîne Youtube, un journal (timeline) Facebook, un fil Twitter, etc. Cela vous permet d’éviter à l’internaute d’être perdu et de devoir se familiariser avec un nouvel univers. Cette solution peut être adoptée dans le cadre d’actions ponctuelles, de jeux ou de buzzes. Il s’agit, pour obtenir un plus grand potentiel viral, de recréer un univers familier à l’internaute et d’y intégrer les boutons et les mécanismes sociaux de manière naturelle.

Le social graph et l’open graph

Le social graph désigne la sphère centrée sur un individu, membre de Facebook. Elle est composée de l’individu en son centre, de ses amis Facebook qui en sont d’importants éléments et est enrichie par les pages dont l’individu est fan. Tous ces éléments composent le social graph, propre à chaque membre de Facebook.

L’open graph, quant à lui, intègre les relations entre l’individu et des objets (un site web, un produit ou service, une page fan, une vidéo, etc.) comme de nouveaux éléments.
Du point de vue de l’utilisateur, cela lui permet de définir son identité en partageant du contenu, en indiquant son intérêt auprès de son réseau d’amis. L’open graph lui permet également d’approfondir la connaissance de ses amis Facebook.
Ainsi, Facebook enrichit sa connaissance des membres de son réseau, toujours dans le but d’affiner le ciblage publicitaire qu’il propose aux annonceurs et dans le but également, plus charitable, d’afficher des annonces pertinentes aux utilisateurs en fonction de leurs centres d’intérêt réels (par opposition aux centres d’intérêt déclaratifs).
Du point de vue des marques, il s’agit grâce à l’open graph de se donner plus de visibilité grâce aux partages de vos visiteurs auprès de leurs réseaux. Il s’agit là d’un levier de visibilité important puisqu’un contenu recommandé par un ami bénéficie d’un crédit bien supérieur à une annonce publicitaire et il bénéficie d’un ciblage très pertinent : les amis de mes amis ont les mêmes goûts que mes amis. Cela permet également de mieux identifier les visiteurs qui ont apprécié un contenu et de les intégrer à sa communauté de marque, qui pourra être animée pour tenter de répondre aux objectifs fixés en amont de la démarche sur les réseaux sociaux.

Quelle forme prend l’open graph pour la marque ?

Depuis le site de la marque, l’open graph peut permettre plusieurs choses au visiteur :
– « aimer » un contenu (bouton « J’aime », anciennement « like »),
– recommander un contenu à son réseau d’amis Facebook, action plus engageante moralement et plus impactante auprès de son réseau,
– afficher les activités de ses amis en lien avec le site,
– voir lesquels de ses amis sont fans de la page,
– commenter un contenu avec son profil Facebook,
– devenir fan de la page sans avoir à quitter le site,
– se connecter avec son compte Facebook, sans avoir à remplir un formulaire d’inscription sur le site,
– voir les dernières publications de la marque sur Facebook, sans avoir à quitter le site.

Comment exploiter la mine d’or que constitue l’open graph d’un individu ?

L’open graph peut être un concept difficile à définir et à comprendre puisqu’il s’agit d’une imbrication de sphères de données définissant un individu membre de Facebook. Facebook ne fournit pas ces informations aux marques mais en tire des indicateurs qui permettent aux marques de mieux connaître sa communauté et ses actions. Ces indicateurs sont accessibles depuis http://www.facebook.com/insights/.

Les boutons de partage

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Les boutons de partage permettent aux internautes de partager une publication web sur leurs profils sociaux : Facebook, Twitter, Pinterest, Google Plus, etc.

Ils peuvent prendre n’importe quelle forme mais sont généralement représentés par des boutons carrés ou rectangulaires, en début ou fin de publications. En voici quelques exemples, sur l’image de droite.

Pour plus d’originalité, pour marquer l’esprit de vos visiteurs (et donc améliorer l’expérience utilisateur), il est possible de designer les boutons de partage pour leur donner plus de personnalité et leur donner l’empreinte de votre site.

Le bouton «J’aime» (like button) ne permet pas à vos visiteurs de devenir fan de votre page mais de partager votre contenu sur leur journal Facebook, ce qui permet de se rendre visible auprès de leur réseau.
De la même façon, le bouton «+1» de Google permet de partager un contenu sur son profil Google Plus, le bouton Twitter de diffuser un tweet (généralement pré-rédigé).
Il est conseillé, pour les sites de e-commerce, d’intégrer les boutons suivants : Facebook, Google Plus, Twitter, Pinterest sur chaque fiche produit. Le bouton permettant d’envoyer la fiche produit par mail est également extrêmement important : l’ère est au social shopping, les décisions d’achat se font de plus en plus avec l’aide d’amis.

En 2012 sont apparus de nouveaux boutons Facebook : «je recommande» bénéficie d’un meilleur crédit que le bouton «j’aime», il cautionne le contenu, le bouton «je veux» favorise les échanges, permet de provoquer les achats-cadeaux tout en restant moins engageant que le «J’aime» et plus compréhensible.

Quel est l’emplacement idéal des boutons de partage? Il peut sembler évident de disposer les boutons de partage des réseaux sociaux à la fin de chaque article. En effet, il paraît naturel de vouloir partager un article après l’avoir lu pour pouvoir juger de la pertinence du partage. Néanmoins, les boutons sont nettement plus utilisés lorsqu’ils ont placés avant le corps de l’article, après le titre. Effectivement, nombreux sont les internautes qui consultent l’article très rapidement avant de le partager.

Pour favoriser le partage des articles sur Facebook, certains sites ne manquent pas d’ingéniosité ! Le site Madame Choup a par exemple indiqué pendant des années deux tarifs sur ses fiches produits : le tarif catalogue et un tarif réduit, accessible si le visiteur accepte de partager la fiche de l’article auprès de 10 amis Facebook. Naturellement, le visiteur va sélectionner les 10 amis les plus susceptibles d’être intéressés par l’article pour ne pas importuner ceux que cela ne concernerait absolument pas ! Coût de la visibilité offerte : 6€ pour 10 amis, soit 1,67€TTC par ami touché ! D’une manière générale, les mécanismes permettant au client de bénéficier de réductions sont bénéfiques puisque cela le rend proactif dans sa démarche de communication pour la marque.

Les «like» boxes

Il s’agit de widgets* accessibles depuis le site, généralement disposés dans le bandeau de gauche ou de droite, qui permettent de devenir fan Facebook ou suivre le compte Twitter avec un aperçu de ceux-ci. Le code est fourni par Facebook et personnalisable pour s’intégrer parfaitement au site. L’aperçu peut afficher vos fans (avec en premier lieu les fans de la page amis avec l’internaute qui visite votre site), vos dernière publications, etc. Le widget Twitter peut affiche vos derniers tweets, les mentions, une sélection des derniers tweets traitant d’un sujet, etc. Cela permet de convertir plus efficacement le simple visiteur en fan Facebook ou follower Twitter et ainsi de l’engagement dans un processus de fidélisation d’audience.

Le Facebook Connect

Le service Facebook Connect fourni par Facebook permet aux visiteurs d’un site de se connecter à ce site en utilisant cette application qui utilise son compte Facebook. Ainsi, il n’est pas utile de remplir un formulaire sur le site : les informations dont le site a besoin sont communiquées par Facebook, après accord de l’internaute bien entendu.
Sur le site Cdiscount par exemple, le Facebook Connect permet d’indiquer aux visiteurs les articles désirés par leurs amis et ainsi améliorer l’expérience utilisateur.

Pour aller plus loin…

Certains sites marchands tentent de plus en plus de se rapprocher des expériences d’achat réelles (IRL=in real life) et de recréer, notamment dans le prêt-à-porter et les produits féminins, le lèche-vitrine entre copines. Cela demande un développement spécifique mais certains sites bénéficient de la puissance des réseaux sociaux en proposant simplement à ses visiteurs de partager leurs «wishlists» avec leur réseau (dans le but de se voir offrir certains items ou de demander des avis). Il s’agit d’une fonction ludique et facile à appréhender pour le visiteur : je me connecte à Facebook grâce au Facebook Connect, je crée ma tenue idéale pour cet été, je la partage auprès de mes amis Facebook et j’attends leurs avis. Ainsi l’expérience d’achat en est enrichie et la visite de l’internaute, même s’il ne passe pas commande, vous est bénéfique : plusieurs de vos produits ont été rendus visibles auprès de plusieurs centaines de personnes en quelques clics seulement, avec un taux de recommandation positif.

*widget : un widget désigne une fonctionnalité accessible sur un site web sous forme de module.

A propos de Amandine Pacaud

Petite, j'ai voulu être institutrice, horticultrice puis généticienne. Finalement je suis dans le web, pour ma plus grande satisfaction ! J'ai dirigé pendant plus de 4 ans l'agence digital Génération 2.0. J'ai rédigé près d'un millier d'articles pour les blogs, j'ai participé à la stratégie social media d'une quarantaine de petites, moyennes ou grandes entreprises et j'ai dirigé une équipe de 5 personnes. Diplômée du MBA e-business, j'ai également travaillé pendant 4 ans pour de grands groupes dans des contextes internationaux (Fiat Group, De'Longhi Group). Visitez mon CV en ligne pour plus d'informations.

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