Une étude, réalisée début 2016, vise à améliorer la compréhension des conséquences possibles d’un trop long temps de chargement. Cette étude nous confirme ce que l’expérience avait enseigné aux e-commerçants : une réduction de temps de chargement impacte positivement l’ensemble des indicateurs de performance commerciale d’un site. Google avait d’ailleurs fait de la vitesse un critère de ranking dès 2010 !

UX

Une étude réalisée en 2009 démontrait que 47% des internautes s’attendaient à un temps de chargement inférieur à 2 secondes ou moins. En 2012, ils étaient 70% à considérer que le temps de chargement d’une page, sur tablette, devrait être inférieur à 2 secondes. En 2016, 83% des utilisateurs considéraient que les pages devraient se charger en moins de 3 secondes. Au-delà de cette limite, ils s’impatientent et quittent le site. En 2012, près de 67% d’utilisateurs citent ce critère comme étant la première cause d’abandon de panier ! Chaque seconde de plus en temps de chargement diminue la satisfaction client de 16% et augmente de 44% la probabilité que le visiteur ait une mauvaise perception de l’entreprise. D’ailleurs, les utilisateurs sont 40% à abandonner une page si elle met plus de 3 secondes à se charger.

SEO

Google a fait du temps de chargement un critère sur desktop depuis 2010 et depuis 2016 sur mobile. Et pour cause : un site trop lent impacte l’expérience utilisateur négativement et ne doit donc pas figurer en bonne position dans les résultats du moteur de recherche si Google souhaite garantir une expérience optimale à ses utilisateurs. Une étude réalisée par l’équipe de Moz a permis de mettre en évidence que le critère pris en compte par Google était en réalité le time-to-first-byte (TTFB, qu’on peut traduire par « temps de chargement du premier octet ») et non le temps de chargement complet de la page. Le site ByteCheck vous permettra de vérifier quel est votre TTTB. http://www.bytecheck.com

Conversions

La médiane du temps de chargement des sites marchands est de 10 secondes. On est donc bien loin des 2 secondes exigées par les utilisateurs ! Et chacune des secondes supplémentaires leur coutent incroyablement cher : chaque seconde aurait un impact de 7% sur les conversions ! Les exemples de sites ayant obtenu de bons résultats en diminuant le temps de chargement sont nombreux : – Le site de vente de pièces détachées AutoAnything.com a augmenté son taux de conversion de 9% en diminuant le temps de chargement de moitié. – De la même façon, Walmart a vu son taux de conversion augmenter de 2% pour chaque seconde de chargement gagnée. – Le site de campagne de levée de fond d’Obama a vu ses conversions augmenter de 14% en réduisant le temps de chargement de 5 à 2%.

Chiffre d’affaires

Lorsque Mozilla a augmenté le temps de chargement de sa page de 2,2 secondes, le nombre de téléchargements de Firefox a augmenté de 15,4%. En partant du principe que chaque seconde supplémentaire apporte une amélioration de 7% du taux de conversions, voici ce que le site WebpageFX a calculé : si votre site enregistre un chiffre d’affaires de 100$ par jour, alors les pertes représentent 2 555$ par an. S’il enregistre 10 000$ par jour, alors la perte est de 255 550$ / an ! La diminution du temps de chargement des pages du site consacrée à la levée de fond de campagne d’Obama a par exemple permis de récolter 34 millions de dollars supplémentaires ! Mais il existe autant d’exemples  que de e-commerçants ayant travaillé sur l’optimisation du temps de chargement des pages :
  • ancestory.com a enregistré une augmentation de l’ordre de 7% des conversions après avoir réduit de 68% le temps de chargement de ses pages.
  • AliExpress se vante d’avoir vu ses commandes augmenter de 10,5% (et son taux de conversion de 27%) après avoir réduit le temps de chargement de ses pages de 36%.
Vous êtes e-commerçants et avez obtenu des résultats similaires? Faites-le moi savoir, je serais ravie de vous citer !

Autres effets de la réduction du temps de chargement des pages

Le taux de rebond, le temps passé sur le site et le nombre de pages (qui font parties des 22 KPI à observer de près en e-commerce) sont également impactés par le temps de chargement des pages. Chaque seconde de temps de chargement supplémentaire a par exemple un impact de 11% sur le nombre de pages vues. Et les sites qui chargent en moins de 5 secondes ont observés, comparativement à ceux qui chargent en 19 secondes, une augmentation de la durée des sessions de l’ordre de 70%, un taux de rebond 35% plus faible et une augmentation de 25% de la visibilité des publicités.

Le mobile, moins affecté par les temps de chargement longs?

J’ai quelque fois entendu, et je ne pense pas être la seule : « la version mobile est beaucoup plus lente, mais ce n’est pas grave étant donné que les mobinautes sont habitués à attendre plus longtemps… ». Et cela a effectivement été le cas, mais c’est en train de changer. Le débit évolue et offre une vitesse toujours plus satisfaisante aux utilisateurs et les sites mobiles sont de plus en plus performants. 73% mobinautes déclarent avoir déjà fait l’expérience d’un site trop lent. En octobre 2015, Google annonçait que 50% des recherches étaient effectuées sur mobile et déclarait, en mai 2016, que le temps de chargement sur mobile deviendrait sous peu un critère de référencement mobile. Le moteur de recherche s’adapte ainsi aux usages des internautes, de plus en plus nomades et multi-devices, et modifie des critères de manière à contraindre les éditeurs à offrir une UX mobile toujours meilleure.